Le trench Isla de Named Clothing

Je vous présente aujourd’hui la pièce dont je suis (sans surprise) la plus fière : le trench Isla de Named Clothing.

Je n’ai pas compté les heures pour réaliser ce trench mais croyez-moi il en vaut vraiment la peine. Ce modèle créé par Named est de loin l’un des plus beau patron que j’ai pu réaliser. Les explications sont claires (bien qu’en anglais), le patronnage est précis, la taille est correcte (sauf les manches, #teamgrosbras) et puis le résultat est wouaw !

C’est vraiment LA pièce que je porte le plus depuis que je l’ai réalisée. Ce trench se marie vraiment avec tout : robe, jean, chemise, hoodie, basket, talons etc… Je l’adore et c’est un euphémisme. Je pourrais dormir avec tellement je l’aime ce trench. Bon, je vous rassure je ne le fais pas, je me contente juste de faire la démarche de Beyonce quand je me baladeais dans la rue xD.

Bon, tout ça c’est bien sympa mais parlons un peu plus couture. Je sais que c’est un patron qui rebute au premier abord. Beaucoup de pièces, une doublure, des surpiqures, des boutonnières, un col, plusieurs points très techniques et donc des heures de coutures pour obtenir le grâal.

J’avoue avoir été longtemps découragée et puis en mars dernier j’ai sauté le pas. J’ai cousu une première version jaune moutarde qui malheureusement n’a jamais été portée. Problème de taille : je suis étriquée au niveau des bras.

Je n’ai pas laché l’affaire, je me suis motivée à en recoudre un et cette fois je suis passé du 44 au 48 ! Et cette fois, les bras passent. Pour le corps, j’avoue qu’en 48, j’ai un peu plus d’aisance et un trench moins ceintré et ça me va complètement.

Ce qu’il faut savoir, pour coudre le trench Isla

Avant de me lancer, j’ai passé de nombreuses heures à écumer les blogs pour me faire une idée du niveau de difficulté, de la justesse du patron et éventuellement des ajustements à prévoir.

Pour ce dernier point, grâce à la première version réalisée en mars j’ai noté quelques modifications à prévoir. Il s’agit avant tout, de modifications stylistiques. J’ai donc modifié :

  • Le bavolet : je l’ai allongé et j’ai crée un pli creux pour donner du volume
  • L’empiècement avant : Idem, je l’ai élargit car dans le première version je le trouvais trop petit, j’aurai pu faire un FBA mais j’ai simplement élargit en suivant la forme initial avec quelques centimètres de plus
  • Les poignets : j’ai préféré ajouter un noeud en m’inspirant du modèle Hendricks chez Make My Lemonade. Je trouve ça moins strict et plus féminin
  • La doublure : Elle a sauté au profit d’une finition au biais. Honnêtement, la doublure n’est vraiment pas indispensable. Elle permet uniquement de simplifier les finitions mais on peut amplement s’en passer (et donc limiter le boulot de découpe du patron au départ + économiser en coût de matière première). J’ai donc gansé les coutures apparentes en créant moi même mon biais. Pour les coutures non-visibles j’ai fait des coutures anglaises.
    A noter : Pour coudre le trench sans doublure il faut penser à conserver les empiècements de la doublure à couper dans le tissu principal.
  • J’ai créé un petit crochet pour pouvoir le suspendre si besoin. En réalité je ne le fais pas, mais c’était la petite touche en plus pour se rapprocher au plus près d’un trench du PAP.

Une chose également importante à noter, le trench est très long ! Je mesure 1,75 m et il m’arrive sous le mollet ! Je n’ai donc eu aucun ajustement à faire au niveau de la longueur du corps et des manches !!! C’est assez rare pour le souligner. Cette longueur me convient parfaitement. Comme je le disais plus haut, il se porte avec tout et m’habille d’un rien.

Les points techniques

Soyons clairs, ce qui en fait une master piece ce sont les points techniques de ce trench. Rien d’insurmontable mais il est préférable d’avoir déjà pratiqué la couture pour se lancer. Ajouter à cela un patron en anglais et on a vite fait d’être perdu.

Pour ma part, j’ai trouvé les points suivants plutôt techniques et j’ai vraiment pris mon temps pour les réaliser (quitte à faire des tests sur des chutes) :

  • Les poches « paysannes ». Je ne sais pas si on peut les appeler comme ça mais la technique est la même avec un rendu plus sympa je trouve. La clé pour les réussir : bien marquer les repère et prendre son temps. Pour ma part, j’en avais déjà réalisées sur le manteau Gérard de République du Chiffon et le tuto de @couture_and_clo m’avait bien aidé à l’époque.
  • Le col tailleur. Bien que j’en ai déjà cousu une floppée, ça reste pour moi un point technique. Si on les foire, le vêtement est foiré. Il demande donc de la minutie et de la patience.
  • La fente. Ca a été pour moi, le plus gros point technique. Avec ou sans doublure c’était un peu galère et j’ai réussi à m’en sortir en le faisant à l’instinct.

Mercerie

  • Tissu : Gabardine de coton de chez Made in tissu
  • Biais : Biais maison à partir d’une popeline de coton de chez Mondial Tissus
  • Boutons : 23mm de chez Mondial Tissus
  • Étiquette : « La vie est une fête » La Petite Maison Couture

Quelques détails du trench Isla en image

Alors, tentée ?

1 Commentaire

  1. Mari dit : Répondre

    Il est super, j’adore la couleur et il te va très bien!
    De mon côté je lorgne sur Jack de Ready to sew, mais je pense plutôt que ce sera ma master piece du printemps. Et j’ai envie de prendre mon temps pour trouver le bon tissu et aussi être sûre que ce soit bien mon style, même si sur les autres j’adore!

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